mardi 19 janvier 2016

Joy



Réalisation et scénario : David O Russell 
Durée : 2 h 00
Interprétation : Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Bradley Cooper, Isabella Rossellini...
Genre : Du balai

Synopsis

Le parcours d'une inventeuse déterminée à réussir malgré sa famille dysfonctionnelle pour construire un empire. 

David O'Russell est un cinéaste qui a du savoir faire mais qui montre toutes ses limites dans ce film consternant de bêtises. Avec une introduction d'une demie heure aussi laborieuse qu'insupportable, le film possède un scénario d'une fadeur et d'une platitude affligeante. Tout n'est là que pour offrir un rôle à la Erin Brockovich à Jennifer Lawrence. On est très loin du film de Steven Soderbergh et l'actrice bien loin de la performance de Julia Roberts. 

Dans Joy tout est appuyé et laborieux. Le cinéaste veut faire du Martin Scorsese, du Woody Allen, du Tim Burton et même Orson Welles et se donne tous les moyens possibles et inimaginables pour arriver à les imiter. Non seulement c'est insupportable dans la forme mais c'est surtout que cela ne sert strictement à rien. A part voir des acteurs en roue libre et des erreurs de scénario abominables qui fusent de partout cette introduction est inutile. Tout part dans tous les sens et les styles juste pour nous présenter une Jennifer Lawrence esclave de sa famille. C'est lamentable. 

Pour la suite, c'est l'american way of life pour ménagère. Un pas en avant un pas en arrière avec des enjeux sans surprises et d'une stupidité absolue. Tout est truffé de clichés, contrairement à la réflexion ludique ou intelligente sur la réussite que l'on s'attend à voir au minimum. Une femme au foyer avec un peu de réussite et en montrant une seule fois les crocs devient une immense femme d'affaires. Pire même, bonne samaritaine. Franchement autant dans la forme la tempête du début s'est calmé et Bradley Cooper amène un peu d'harmonie à tout ça, le fond est vraiment digne d'un téléfilm M6 de l'après midi. Digne du feuilleton que l'on se tape un peu trop à mon goût dans ce film qui n'a vraiment rien d'intelligent et de nouveau. On est très loin de Fighter, même le calibré Happiness Therapy est un chef d'oeuvre à côté de ça. 

Je ne vais pas m'étaler sur les acteurs si ce n'est que De Niro est égal à lui même depuis ces dernières années et Isabella Rossellini en fait des tonnes. Les autres acteurs jouent sans convictions et Jennifer Lawrence a cette fois montrée ses limites et ne sauve pas le film du naufrage. Son rôle ne l'aide pas c'est vrai, mais il faut avouer que ses grosses joues et ses petits yeux plein de larmes en gros plan ne font pas d'elle une grande actrice. A même pas trente ans, l'actrice se retrouve aussi bankable que Meryl Streep dans des films à son effigie vides calibrés pour les oscars. Joy n'est ni féministe, ni beau, ni drôle, ni intéressant., tout est vide et sournois. C'est juste un téléfilm prétentieux qui se maquille en grand film sérieux. 

Note : 2,5 / 10. 

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