Affichage des articles dont le libellé est Leighton Meester. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Leighton Meester. Afficher tous les articles

samedi 25 octobre 2014

Gossip Girl (intégrale)



Synopsis :

La vie dans l'Upper East Side, haute société New Yorkaise, où les problèmes, souvent sentimentaux ou plus ou moins futiles, sont à la source de plusieurs manipulations, coups bas dans la jeunesse dorée de Serena, Blair, Nate, Chuck ou encore Dan.

Genre : Les liaisons vachement sucrées.

Adapté des livres de Cecily von Ziegesar.

Voici un bilan saison par saison avant un avis global.

Saison 1 (6/10) :

Série bien rythmée, alternant les sentiments culcul la praline avec des scènes de manipulation réjouissantes de manière habile et efficace. La bluette entre Serena et Dan devient vite lourdingue et heureusement pour nous sans cesse rattrapée par les personnages de Chuck et Blair, personnages beaucoup plus intéressants et ambigus pour l'instant.
Une saison mi figue mi raisin donc mais dont le rythme et les intrigues s'enchaînent si rapidement que l'on ne s'ennuie pas. Du bon divertissement, même si cette série est clairement visée pour un public féminin, ne boudons pas des qualités d'écritures bien plus rigoureuses et généreuses que pas mal de séries. Un bon savoir faire rend le tout divertissant. 

Saison 2 (6/10) :

Saison plus longue que la précédente qui garde la même recette et finalement la même facture de la précédente, même si les ressorts se répètent parfois trop rapidement et pas de manière pas toujours très subtile. L'impression de patauger dans la semoule se ressent un peu parfois, il y a des bonnes couches de sucre par moment qui se ressentent dût à un étirement excessif des sentiments. Mais les ragots et l'ampleur des différentes intrigues prennent une nouvelle fois le dessus pour ne pas avoir le temps de trop s'ennuyer. Le couple Blair / Chuck deviennent bien plus prenant contrairement à celui formé entre Dan et Serena, barbants et épuisants au possible avec leurs sentiments alourdis et niais.

Saison 3 (4/10) :

Les ressorts se répètent, les rebondissements s'usent et les mêmes histoires sont trop rallongées au point de souvent s'ennuyer et de ressentir pas mal de grosses lourdeurs. Si Blair et Chuck jouent au monopoly à leur manière, ils restent encore de loin les seuls personnages intéressants parmi tout leur entourage majoritairement niais, pompeux et complètement idiots. Les ragots cette fois ne sont pas vraiment palpitants, les intrigues sont trop rallongées et manquent surtout d'originalité en plus de vivacité. La fraîcheur de la première saison s'est presque totalement envolée pour laisser place à des couches de sucre provocant parfois l'indigestion. Ne parlons même pas de la psychologie bidon de certains personnages qui en deviennent complètement écoeurant. Cerise sur le Pudding le personnage de Serena est d'une débilité à souhait et tellement insupportable qu'on ne peut l'imaginer. Même si l'épisode final de la saison relève un peu le niveau par un suspense inattendu cette saison n'est pas palpitante niveau intrigue; plombante par un traitement lacrymal et cucul la praline à souhait.

Saison 4 (6/10) :

Beaucoup plus régulière niveau rythme et des ses intrigues que la saison précédente, cette quatrième saison possède un meilleur équilibre d'écriture entre les sentiments, les ragots et les mystères qui demeurent plus palpitants. Cette saison revient donc plus dans la facture finale des deux premières. Si on se détache complètement du personnage de Serena (les personnages principaux aussi d'ailleurs), c'est Blair et Chuck comme d'habitude qui attire encore tout l'intérêt une nouvelle fois. Psychologie de bas étage et sentiments sucrés sont opposés à des mystères toujours non élucidés et des nouveaux personnages qui remplacent pas mal de disparus entre temps comme Jenny, Eric ou encore Vanessa: la monnaie nous est rendue par un honnête divertissement. 

Saison 5 (6/10) :

Exactement sur les mêmes ressorts que d'habitude et avec une régularité proche de la saison précédente, le rythme et les intrigues s'émoussent pour remonter un peu dans les derniers épisodes avec son petit lot de révélations et manipulations détonantes. On observera toujours des grumeaux de bons sentiments plaqués aux différents ragots plus ou moins réjouissants qui du coup ne donne pas toujours une pâte très homogène. C'est donc toujours souvent trop sucré, les personnages restent ou deviennent tous un peu plus culcul en restant si proche de leur superficialité qu'ils en deviennent incohérent. En face des intrigues un peu "Bass" et des ficelles parfois bien lourdes, la relation entre Blair et Chuck prend une tournure assez surprenante et assure le show. Serena devient encore plus détestable, les scénaristes se déchargent dessus tout le long car le niveau de psychologie, le charisme et son interêt devient absolument minable, encore plus que ce qu'il ne l'était rikiki avant. On ne sauvera en plus sûrement pas le talent de Blake Lively car elle en a visiblement aucun à part réciter platement son texte et minauder son numéro de pouffe écervelée. Heureusement cette saison irrégulière reste divertissante grâce au piment apporté avec le personnage de Georgina (excellent Michelle Trachtenberg). Cette dernière est présente plus souvent que d'habitude pour notre plus grand plaisir. Sinon rien de neuf du côté de la bourgeoisie Newyorkaise. 

Saison 6 (6/10) :

Cette ultime saison divisée par deux par son nombre d'épisodes par rapport aux quatre précédentes mais avec tout autant de rebondissements et d'intrigues. Malgré une certaine mollesse des ressorts, toujours répétitifs bien sûr, toutes les révélations s'orchestrent et se recoupent de manière très professionnelle mais souvent sans grande surprise, car les histoires sont toujours assez creuses dans ce monde là. C'est souvent un peu rapide que l'intrigue en devient risible et entre dans la caricature de la série. Le reste du temps on suit ces dernières aventures avec un certain plaisir. Celui de voir pour la dernière fois tous ces loups bourgeois aussi superficiels qu'attachants qui n'en finissent jamais à se tirer dans les pattes et de voir une résolution s'approcher, même si elle aurait pu se faire une bonne saison avant. Un peu baclée dans le fond et expéditive dans la forme cette saison est moins ennuyeuse et étrangement dominée par l'emprise de Bart Bass (le retour) sur tout ce grand Monde de la bourgeoisie pour la première fois de la série. Cette dernière saison de Gossip Girl est finalement à la hauteur des autres. Même si les ressorts sont complètement usés au point de rendre les personnages stupides et ses intrigues vraiment ridicules, Gossip Girl garde le savoir faire des séries américaines. Sans spoiler, le final est de la même veine que celle de Desperate Housewives : une fin qui termine bien mais gentiment ouverte.


Avis général :

Gossip Girl est un soap opéra plus particulièrement destiné aux adolescentes avec tous les ingrédients modernes pour que ça fonctionne auprès des jeunes. La recette devient très rapidement répétitive, les histoires creuses comme des assiettes à soupe, comme dans tous les produits du genre mais la distraction reste tout de même présente jusqu'à la fin. A défaut d'être régulière et être une bonne série de manière globale, Gossip Girl est tordue mais pas de manière toujours jouissive tant elle est en manque de second degrés et de cynisme. Ce sera finalement la relation entre Chuck et Blair que l'on savourera le plus jusqu'à la fin dans la série car elle est plutôt tordue et prend des tournures les plus inattendue. Leur histoire et leurs psychologies sont ce qu'il y a de mieux écrite par les scénaristes. Leurs intrigues également sont de loin les plus impalpable et réussis. La composition excessive mais juste de Leighton Meester (Blair Waldorf) maîtrise parfaitement son personnage jusqu'à la fin. Les personnages secondaires comme Georgina ou encore Jack Bass sont ceux qui sont les plus savoureux et du coup qui jouent bien en apportant un bien fou à tout cela. Mais la plus grande surprise vient d'Ed Westwick (Chuck Bass), excellent acteur qui instaure charisme et une diction étonnante apportant ce qu'il manque tant à la série : une touche atypique.

Dommage que les bons sentiments sucrent parfois ce plaisir coupable rendant parfois le pudding indigeste, notamment la saison 3 qui donnerait des caries à nos pupilles et même nos tympans. Gossip Girl c'est clairement Les feux de l'amour réactualisé pour les jeunes, donc regardable. Si de manière formelle ça fonctionne plutôt bien : moderne, efficace et distrayant cette série ne marquera pas les annales pour son fond qui manque cruellement de se renouveler et d'innover. Dans son genre cette série reste généreuse et garde quand même le cap. Le public féminin a de très grandes chances d'aimer ou même d'adorer. Les garçons eux la suivront (avec grande chance en compagnie de leur petite amie pour lui faire plaisir) sans difficultés mais à condition de s'armer de plusieurs degrés de lecture. Effectivement ces manipulations sentimentales, même si elles sont souvent répétitives, sont quand même menées de manière générale à tambour battant. Cela attise la curiosité. Les références fusent, on observera un titre de film détourné à chaque épisode, ou encore pas mal de morceaux de musiques à la mode qui sont présents pour rendre le tout générationnel et avec des choix pas si morne que cela.

Si vous voulez une série satyrique, avec un regard tranchant, des émotions viscérales, de la subtilité et surtout du fond, Gossip Girl n'est absolument pas pour vous. D'ailleurs ce n'est pas ce que vend la série même si parfois on pense que c'est un peu un gâchis de ne pas faire plus vachard avec une idée pareille. La mise en scène est vraiment similaire au feu de l'amour (décors, scotch et problème de riche) avec du rythme et des acteurs qui font le boulot de manière globale assez bien. Gossip Girl est une série sentimentale avant tout, axée sur la mode, les potins, la visite guidée de la bourgeoisie et de la ville à New York. Une série distrayante mais dispensable et victime de rallongements avec son fulgurant succès que les fans ne pourront pas négliger.


Note générale : 5,6 / 10

jeudi 23 octobre 2014

Le Juge (The Judge)



Réalisation : David Dobkin.
Scénario : Nick Schenk et Bill Dubuke.
Durée : 2 h 15
Interprétation : Robert Downey Jr, Robert Duvall, Billy Bob Thornton...
Genre : Les grands Robert à la Barre.

Synopsis :

Hank Palmer, fils de Magistrat, est un avocat reconnu. Il revient dans la petite ville de son enfance pour l'enterrement de sa mère. Il revoit son père qu'il évite depuis longtemps et le voit soupçonné de meurtre avant de repartir. Il finit par décider de le défendre, mener l'enquête et chemin faisant renoue avec sa famille avec laquelle il avait pris ses distances.

Toute la qualité et l’intérêt du film repose sur la relation ombrageuse entre un père (Duvall) juge de son métier et de son fils (Downey Jr) avocat qui s'entendent comme chien et chat depuis plusieurs années. Merveilleusement interprété par ces deux monstres d'acteurs aux générations différentes, Le juge possède une intrigue policière sous une forme de plaidoirie très captivante. Toutes les deux finissent par se réunir et réussir son tour de force de manière admirable sur sa fin, se complétant l'une l'autre comme dans les grands films du genre. Cependant il est dommage que le scénario à l'ambition de faire plus que cela en collant une intrigue sentimentale loin d'être aussi puissante, subtile et bien écrite que l'intrigue principale. Clint Eastwood, Francis Ford Coppola ou encore Costa Gavras n'aurait sans doute pas renié réaliser ce film à l'ancienne au final plutôt bien réussi.

Dobkin signe un film assez classique dans le fond comme sa forme comme dans n'importe quel film du genre. Le réalisateur filme le tout de manière propre et vraiment rythmé (je n'ai pas vu passer les deux heures et quart) qui permet à l'interprétation à prendre l'ampleur nécessaire pour donner vie à un scénario prenant, touchant et sachant allier humour, drame, suspense et tension avec un savoir faire pour le moins excellent. Le casting est impressionnant, l'interprétation des seconds rôles très propre et on ne peut que reconnaître un grand magnétisme des acteurs à faire passer l'émotion. Psychologie assez fouillée de manière générale, une sobriété des sentiments avec un savoir faire à l'ancienne, c'est à dire sans musique lacrymale, sobre comme du bon cinéma. La composition de Thomas Newman est comme souvent discrète d'ailleurs, pas vraiment marquante.

Alors pourquoi après toutes ces qualités je reste sur seulement l'impression que Le juge ne reste qu'au stade de bon film ? Dans le paysage contemporain du cinéma c'est un film très bon car il ne possède que très peu de fioritures, n'a pas la prétention de faire un chef d'oeuvre et ne se repose pas uniquement sur sa tête d'affiche et encore moins sur ses effets spéciaux car il y en a pas un. C'est du bon cinéma à l'ancienne. Seulement, je trouve que le film à un peu un effet de calibrage pour les oscars à vouloir ouvrir trop de pistes sur le personnage de Hank. On dirait que les intentions de départ étaient aussi de vouloir forger un rôle à oscar pour Robert Downey Junior. Ce qui donne un peu un mélange du personnage de Jessica Lange dans Music Box et celui de Georges Clooney dans The Descendants. Il est donc bien dommage que le scénario s'étale sur les histoires de couple et de coucherie ancienne en intrigue secondaire car du coup cela désamorce la force installée précédemment dans le film. Il y avait selon mon avis bien plus de matière à approfondir le procès et l'enquête qui sont déjà presque digne d'un Sidney Lumet et le règlement de compte magistral entre le père et le fils, déjà de haute volée.

Robert Duvall connaît ce genre de film et comme à l'accoutumé il est au rendez vous, comme chez Coppola, Lumet ou encore après l'excellent La nuit nous appartient d'un cinéaste moderne de la même trempe, James Gray. Duvall n'a certainement pas dis non à ce scénario, sauf que Dobkin n'a pas le talent de ces cinéastes et hélas se penche plus dans le larmoyant. Explication également venant d'un des deux scénaristes du film ayant écrit le Eastwood Gran Torino. Le cinéaste négocie le larmoyant proprement mais pas aussi bien que le grand Clint, meilleur dans le genre bien sûr, et surtout pas aussi bien que l'opposition au tribunal. Robert Downey Junior se donne l'occasion de faire autre chose que des films plus commerciaux, même s'il n'a pas besoin de prouver son talent depuis son tout jeune âge dans son interprétation formidable dans la peau de Chaplin du regretté Richard Attenborough.

A noter un rôle secondaire de Billy Bob Thornton toujours classe, comme la façon de dégainer son verre d'eau. Bref, il y a du pour et du contre mais de manière générale c'est le pour qui l'emporte car si cela à un peu d'arrière goût de film à oscars, il reste simple, prenant, honnête et surtout pas prétentieux, et ça fait du bien. Sans atteindre les grands modèles du genre, Le Juge est un bon film, surtout d'interprétation, qui possède donc plus de qualités que de défauts. Les défauts étant de faire majoritairement un film plus grand public. A vous de juger bien sûr, mais pour ma part je recommande quand même aller le voir dans les salles obscures. Votre billet de cinéma est amorti, c'est déjà beaucoup. 


Note : 6,5 / 10